Par Printara · Publié le 11 octobre 2026 · 19 min de lecture
Comment préparer un modèle 3D pour un moule en plusieurs parties : joints, clés et jeux
Faites du modèle maître un solide fermé à sa taille finale, choisissez la direction dans laquelle chaque partie du moule se retire, et placez la ligne de joint sur le contour le plus large du modèle vu depuis cette direction, pour que rien, d’un côté comme de l’autre, ne revienne en crochet par-dessus le joint. Ajoutez ensuite de la dépouille si le moule est rigide, des clés de positionnement sur la face plane autour de l’empreinte, du jeu sur chaque pièce imprimée qui s’emboîte dans une autre, ainsi qu’un canal de coulée et des évents qui laissent sortir l’air. Vérifiez chaque joint en vue en coupe, et imprimez un joint en guise de test avant d’imprimer l’ensemble complet.
Un moule en plusieurs parties, c’est tout moule qui s’ouvre le long de joints : un moule rigide en deux parties imprimé en plastique, dans lequel on coule directement, un moule silicone en deux parties coulé en deux moitiés, ou une coque imprimée en secteurs qui maintient une peau de silicone. La préparation est la même pour les trois. Ce qui change, c’est ce que les joints doivent libérer : dans un moule rigide, toutes les surfaces du tirage ; en silicone, tout sauf les petites contre-dépouilles sur lesquelles le caoutchouc s’étire ; dans une coque, seulement l’extérieur lisse du silicone.
Ce guide traite du modèle et des pièces imprimées. L’épaisseur du silicone, la quantité de silicone à acheter et la coulée sont expliquées dans Comment faire un moule en silicone à partir d’un STL.
Transparence : Printara développe Mold Maker, décrit dans la dernière section, et les captures d’écran de ce guide viennent de sa leçon Academy. Tout ce qui précède cette section fonctionne avec n’importe quel logiciel de CAO ou outil de moulage.
Étape 1 : faire du modèle maître un solide fermé à sa taille finale
Fermez le maillage. L’empreinte s’obtient en soustrayant le modèle maître d’un bloc, ce qui ne fonctionne que sur une surface fermée : pas de trous, pas de faces inversées, pas de volumes détachés à l’intérieur, pas de faces qui se traversent. Votre slicer signale la plupart de ces défauts à l’import du STL, et le 3D-Print Toolbox de Blender repère les arêtes non manifold et les intersections. Les scans et les sculptures sont les cas problématiques habituels.
Fixez la taille finale. Mettez le modèle maître à l’échelle, en millimètres, à la taille de vos tirages et vérifiez les dimensions après l’import : un fichier exporté en pouces arrive 25,4 fois trop petit. Si votre matériau de coulée a du retrait, mettez à l’échelle avec la valeur de sa fiche technique.
Décidez maintenant du sort des parties fines. Une épée, un bâton ou un bras écarté du corps est ce qu’il y a de plus difficile à mouler en deux moitiés : le joint court sur toute sa longueur, et une partie fine est la première à casser quand le tirage sort, ou à déchirer le silicone autour d’elle. Coupez ces parties et coulez-les à part, avec un trou pour une goupille afin de les recoller. L’outil de découpe STL ou l’outil de coupe de votre slicer se charge de la découpe.
Choisissez la face cachée. Décidez quelle face du tirage personne ne verra : le dessous d’un socle, le dos d’une plaque. C’est généralement là qu’arrive le canal de coulée, car sa carotte doit être coupée et poncée.
Soignez la surface. Tout moule reproduit les lignes de couche : poncez et scellez un modèle maître FDM, ou imprimez-le en résine et polymérisez-le entièrement (étapes dans le guide du moule en silicone).
Étape 2 : choisir la direction d’ouverture et repérer les contre-dépouilles
Chaque partie d’un moule en plusieurs parties se retire en ligne droite. Choisissez d’abord cette direction : la ligne de joint en découle.
Le test de la ligne de visée. Passez votre visionneuse en vue orthographique et regardez exactement dans la direction d’ouverture, d’abord par le haut, puis par le bas. Toute surface visible d’en haut peut être formée par la moitié supérieure, et toute surface visible d’en bas par la moitié inférieure. Une surface invisible des deux côtés est une contre-dépouille : elle s’accroche derrière quelque chose et bloque un moule rigide. En CAO, une analyse de dépouille fait le même travail en colorant les faces selon leur angle par rapport à la direction d’ouverture (Fusion en propose une dans le menu Inspect).
Que faire d’une contre-dépouille :
- Tournez le modèle. Une autre direction d’ouverture transforme souvent une contre-dépouille en surface ordinaire.
- Faites décrocher la ligne de joint autour du détail, pour que la moitié qui le voit le forme.
- Laissez le silicone s’en charger. Le caoutchouc s’étire par-dessus les petites contre-dépouilles, comme l’ourlet d’une lèvre ou le creux sous un menton. Un moule imprimé rigide en est incapable.
- Ajoutez une pièce : une troisième partie de moule, ou un insert libre qui sort avec le tirage.
- Modifiez le modèle maître : coulez à part une arme en crochet, ou comblez un vide qui n’a pas besoin d’être ouvert, comme l’espace entre un bras et le corps.
Étape 3 : placer la ligne de joint sur le contour le plus large
Suivez le contour. La ligne de joint se place sur le contour que vous voyez en regardant dans la direction d’ouverture : la partie la plus large du modèle, là où la surface cesse de faire face à une moitié pour faire face à l’autre. Partout ailleurs, un côté revient en crochet par-dessus le joint. Sur un buste ou une figurine qui s’ouvre d’avant en arrière, ce contour passe par le sommet de la tête, descend le long des côtés de la tête et du cou et suit les épaules, si bien que le visage se trouve entièrement dans la moitié avant.
Cachez-la. Chaque joint laisse une ligne, et des bavures (de fines lamelles de matériau coulé) partout où les moitiés ne ferment pas parfaitement. Faites passer le joint le long des arêtes, des plis et du dos ou du dessous, jamais en travers d’un visage ou d’une inscription. Un joint sur une arête vive se nettoie à la lame ; un joint en travers d’une courbe lisse demande un ponçage et se voit.
Gardez le plan de joint plat quand c’est possible. Une face plane peut s’imprimer face contre le plateau, ferme bien et accueille facilement les clés. Ne la décrochez ou ne la courbez que là où le contour vous y oblige, et donnez aux flancs de chaque décrochement au moins 3 degrés de pente, le minimum que fixe Protolabs pour les faces de moule qui glissent l’une contre l’autre, afin que les moitiés se rejoignent en glissant au lieu de frotter.
Prolongez-le vers l’extérieur. Au-delà de l’empreinte, le plan de joint se prolonge en une bride plate, assez large pour recevoir les clés avec quelques millimètres de face de chaque côté. Cette bride porte les clés, les boulons ou les clips, et assure la fermeture étanche.
Dans une coque imprimée, les joints entre secteurs n’ont qu’à libérer l’extérieur du silicone, qui est une copie lissée du modèle maître. Moins de secteurs, c’est moins de joints à étancher ; plus de secteurs permettent à chacun de se dégager d’une surface de silicone très courbée. La coque adaptative de Printara en utilise deux à quatre.
Étape 4 : ajouter de la dépouille là où le moule est rigide
La dépouille est une légère inclinaison des parois parallèles à la direction d’ouverture, pour qu’elles s’écartent du moule dès qu’il s’ouvre.
Moule rigide : indispensable. Une paroi droite dans un moule rigide frotte sur toute sa longueur, et une paroi inclinée dans le mauvais sens bloque. Donnez à chaque paroi qui glisse contre le moule au moins 2 degrés, jusqu’à 5 quand la forme le permet : Formlabs recommande 2 à 5 degrés pour les moules d’injection imprimés, et le moule imprimé en deux parties de Printara utilise 2 degrés par défaut. Les lignes de couche imprimées accrochent comme une texture, et les mouleurs ajoutent de la dépouille pour les textures (Protolabs demande 3 degrés pour une texture légère et 5 pour une texture marquée) : les moules FDM et les parois profondes demandent donc le haut de la fourchette.
Silicone : pas nécessaire. Le silicone se déforme pour libérer le tirage. La dépouille facilite tout de même le démoulage des cavités profondes et étroites.
L’ajouter. Sur un modèle CAO, utilisez l’outil de dépouille sur les faces parallèles à la direction d’ouverture. Un maillage sculpté accepte rarement une dépouille propre, raison de plus pour mouler les sculptures en silicone.
Étape 5 : ajouter des clés de positionnement
Les clés remettent les moitiés exactement au même endroit à chaque fois. Sans elles, les moitiés se décalent latéralement et chaque tirage présente une marche le long du joint.
- Forme : des cônes ou des demi-sphères. Ils se centrent d’eux-mêmes à la fermeture des moitiés et se dégagent facilement. Les goupilles droites demandent plus de jeu et coincent si l’impression est légèrement imprécise.
- Nombre et espacement : au moins trois, aussi écartées que la bride le permet, et placées de façon irrégulière (ou l’une d’elles plus grosse) pour que les moitiés ne se ferment que dans un seul sens.
- Taille et profondeur : 5 à 10 mm de diamètre sur un moule qui tient dans la main. Sur des pièces imprimées, faites chaque logement environ 0,5 mm plus profond que la hauteur de sa clé. Une clé qui touche le fond maintient les faces écartées, et l’interstice se remplit de bavures.
- Position : sur la bride plate, à distance du bord de l’empreinte et du bord extérieur. Une clé qui empiète sur l’empreinte marque chaque tirage ; une clé trop près de l’extérieur casse.
- Dans un moule à coque, il y a deux séries : des reliefs ou des creux moulés dans le silicone, qui correspondent à la coque ou à la plaque de base pour que la peau reprenne la même place à chaque tirage, et les brides, pattes ou assises qui positionnent les pièces imprimées entre elles.
- Marquez les pièces. Mettez en relief une lettre ou une flèche à l’extérieur de chaque pièce, pour les distinguer et savoir dans quel sens elles se placent.
Étape 6 : régler les jeux entre les pièces imprimées
Là où deux pièces imprimées se touchent, le contact est de l’un de deux types. Les faces étanches, comme les plans de joint ou un secteur posé sur la plaque de base, doivent se rejoindre à plat, sans jeu. Les éléments de positionnement, comme les clés dans leurs logements, les goupilles dans leurs trous, un bouchon dans son orifice et les boulons dans leurs trous, ont besoin de jeu, sinon ils ne s’assemblent pas.
Combien. Sur une imprimante FDM avec une buse de 0,4 mm, partez de 0,2 mm par côté : une clé de 6 mm reçoit un logement de 6,4 mm. La bonne valeur dépend de l’imprimante : le guide du laboratoire de fabrication du Creative Computing Institute (University of the Arts London) suggère 0,1 à 0,15 mm par côté pour les tétons d’alignement sur ses imprimantes Bambu, 0,2 mm sur ses Ultimaker, et 0,3 mm sur les Ultimaker pour les pièces que l’on démonte à la main. Sur une imprimante résine, testez 0,1, 0,15 et 0,2 mm par côté sur une petite paire ; l’exposition et la post-polymérisation modifient l’ajustement.
Trous de boulons. Modélisez-les au diamètre de passage normal du boulon, 4,5 mm pour du M4 (tableau des trous de passage métriques). Les petits trous imprimés sortent trop étroits : imprimez-en d’abord un, ou repercez les trous à la bonne cote après l’impression.
La première couche. La première couche s’écrase et déborde du modèle. Là où une face d’assemblage touche le plateau, comme sur chaque bride d’un secteur imprimé debout, ce bourrelet maintient le joint entrouvert en bas. Vérifiez que la compensation de la patte d’éléphant de votre slicer est activée (Prusa suggère environ 0,2 mm pour une buse de 0,4 mm) ou modélisez un petit chanfrein le long de cette arête.
La couture du slicer. Chaque couche commence et finit sur une couture qui laisse une petite bosse. Sur une bride imprimée debout, éloignez cette couture de la face d’assemblage avec le réglage de position de la couture de votre slicer ou en peignant la couture.
Gauchissement. Une bride longue et fine peut se relever aux extrémités en refroidissant, et le joint baille alors. Utilisez une bordure (brim) sur les pièces longues, et posez une règle sur chaque bride après l’impression.
Étape 7 : placer le canal de coulée et les évents
Le liquide versé par le haut remplit l’empreinte de bas en haut, et le niveau qui monte pousse l’air devant lui. Chaque endroit où l’air peut s’accumuler a besoin d’une sortie, plus haute que l’entrée.
Canal de coulée. Faites-le arriver sur une partie épaisse et cachée du tirage, généralement la base, et évasez son sommet en entonnoir pour verser dans un petit réservoir, pas dans un trou d’épingle. La carotte qu’il laisse est coupée et poncée : gardez-la loin des détails.
Évents. Placez le moule dans sa position de coulée et repérez chaque point haut local de l’empreinte, là où le niveau qui monte se referme sur une poche d’air. Sur une figurine coulée tête en bas par son socle, ce sont les parties qui pointent vers le bas quand elle est debout : le menton, le bout des doigts d’une main pendante, la pointe d’une épée baissée. Donnez à chacun un évent qui monte puis sort du moule. Faites déboucher chaque évent au-dessus du haut de l’entonnoir de coulée, sinon la matière s’échappe par l’évent avant que le moule soit plein ; le guide de moulage de l’université d’Édimbourg donne la même règle.
Placez les canaux sur le joint. Dans un moule en deux parties, modélisez le canal de coulée et les évents comme des tiges fixées au modèle maître, centrées sur le plan de joint et qui vont jusqu’au bord du moule. Chaque moitié reçoit alors une demi-gorge de chaque canal, et le tirage sort avec ses carottes de coulée et d’évents attachées. Les évents peuvent aussi être percés après coup dans le silicone durci : le tutoriel de moule en deux parties de Smooth-On les perce avec un tube en laiton affûté là où la surface du tirage n’a pas d’importance, et cale le moule à 45 degrés pendant que la résine entre, pour que l’air puisse sortir.
Pour la coulée du silicone dans une coque, les mêmes règles s’appliquent une étape plus tôt, mais l’air s’accumule cette fois sous chaque surplomb du modèle maître à mesure que le silicone monte : sous le menton, le bord d’un chapeau ou un bras tendu. Coulez par un entonnoir en haut, donnez un évent à chacun de ces endroits (3 à 5 mm conviennent à la plupart des silicones coulables), et continuez de couler jusqu’à ce que le silicone apparaisse dans chaque évent. Là où un évent traverserait un détail, posez un fil de la poche jusqu’au joint et retirez-le après le durcissement. Le rapport de construction du moule d’exemple de la page Création de moules par IA suggère exactement cela, ou d’incliner le moule, pour une petite poche d’air sous le modèle maître. Détails dans le guide du moule en silicone.
Comment contrôler les joints, les jeux et l’assemblage
Contrôlez un moule imprimable en trois passes avant de l’imprimer : examinez chaque joint en vue en coupe, listez chaque endroit où des pièces imprimées se touchent et donnez à chacun le bon jeu, puis déroulez l’assemblage et le démoulage dans l’ordre où vous les ferez à l’établi. Confirmez ensuite le résultat sur une section de test imprimée.
Les joints, en coupe. Coupez le moule fermé à plusieurs hauteurs. En CAO, utilisez une vue en coupe. Dans Blender, importez les pièces en position assemblée, appuyez sur Alt+B et tracez un rectangle : la vue est limitée à cette zone, ce qui ouvre les pièces en coupe. À chaque joint, vérifiez que :
- les plans de joint se rejoignent sans interstice ni marche ;
- le contour de l’empreinte se prolonge sans rupture d’un côté à l’autre du joint ;
- les évents et le canal de coulée traversent le joint proprement ou se trouvent entièrement dans une seule pièce ;
- il reste une face plane autour de l’empreinte pour la fermeture étanche, et le joint ne traverse aucun détail qui compte pour vous.
Les jeux, interface par interface. Listez chaque endroit où deux pièces se rencontrent :
| Où les pièces se rencontrent | Jeu | Que vérifier |
|---|---|---|
| Plan de joint contre plan de joint | Aucun | Contact à plat sur tout le joint, sans marche |
| Clé dans son logement | 0,2 mm par côté en FDM, pour commencer | Logement plus profond que la clé ; clé à distance de l’empreinte |
| Boulon dans son trou | Diamètre de passage, 4,5 mm pour du M4 | Trous alignés d’une bride à l’autre ; un outil atteint la tête et l’écrou |
| Bouchon dans un orifice de remplissage | Comme pour une clé s’il s’enfonce ; testez un bouchon fileté sur une impression | Il entre à la main, ferme hermétiquement et affleure l’empreinte |
| Pièce sur la plaque de base | Aucun à l’assise | Pas de bourrelet de première couche ; la pièce repose à plat sur tout son pourtour |
| Modèle maître et paroi de la coque | L’épaisseur du silicone | Régulière, et nulle part inférieure à environ 5 mm |
Cherchez aussi le défaut inverse : deux pièces imprimées qui se chevauchent dans le modèle assemblé. Un chevauchement signifie que quelque chose ne fermera pas.
Assemblage et démoulage, dans l’ordre. Déroulez-les comme vous le ferez à l’établi : le modèle maître sur sa base, puis chaque pièce à tour de rôle. Chaque pièce se met-elle en place en ligne droite sans heurter la précédente ? Votre main et un outil atteignent-ils encore chaque boulon ou clip une fois les pièces voisines en place ? Puis faites l’inverse : quelle pièce sort en premier, et le modèle maître ou le tirage peut-il sortir sans faire levier contre un détail ? Comptez la quincaillerie au passage.
Que vérifier avant d’imprimer une coque de moule
Avant d’imprimer une coque de moule, vérifiez la taille du modèle maître à l’intérieur, l’espace pour le silicone et l’épaisseur des parois, que chaque joint ferme à plat sur des clés qui ne peuvent pas toucher le fond, que l’entonnoir et les évents débouchent dans l’empreinte, et que chaque pièce peut s’imprimer avec des faces d’assemblage propres. Imprimez ensuite un joint en section de test avant l’ensemble complet.
| Point à vérifier | Résultat attendu |
|---|---|
| Taille | Le modèle maître est à la taille du tirage en millimètres, et chaque pièce tient sur votre plateau d’impression |
| Espace pour le silicone | Régulier, et nulle part inférieur à environ 5 mm (guide des épaisseurs) |
| Paroi de la coque | Environ 3 mm sur une petite coque, comme dans la leçon ; plus épaisse, ou nervurée, sur les coques hautes |
| Joints | Brides planes et assez larges pour les clés ; aucun joint en travers d’un détail qui compte pour vous |
| Clés et jeux | Clés à distance de l’empreinte, logements plus profonds que les clés, jeux testés sur votre imprimante |
| Entonnoir et évents | Entonnoir en haut, un évent à chaque point haut, chaque canal débouchant dans l’empreinte |
| Quincaillerie | Trous alignés d’une bride à l’autre ; vous avez les boulons, écrous, clips ou élastiques ; un outil peut les atteindre |
| Orientation et supports | Pas de supports sur les brides, les clés ni le côté empreinte ; la couture du slicer hors des faces d’assemblage |
| Réglages d’impression | Suivez le README de l’outil s’il en fournit un (pour le moule d’exemple de la page Création de moules par IA : couches de 0,2 mm, 4 périmètres, secteurs debout). PLA pour le silicone à température ambiante ; PETG ou ASA près d’une source de chaleur |
| Pièces imprimées en résine | Lavées et entièrement post-polymérisées, comme un modèle maître en résine : de la résine non polymérisée au contact du silicone peut empêcher le silicone platine de durcir |
Imprimer une section de test
Une section de test révèle les problèmes d’ajustement pour une fraction du filament et du temps de l’ensemble complet. Avec l’outil de coupe de votre slicer (voir comment dans PrusaSlicer ou Bambu Studio), découpez une bande de 15 à 20 mm de haut dans deux pièces voisines, à une hauteur qui comprend une clé et un trou de boulon ou un clip. Imprimez les bandes avec les réglages que vous utiliserez pour l’ensemble complet, puis vérifiez que :
- les clés entrent à la main et les faces se ferment complètement ;
- aucune lumière ne passe par le joint fermé quand vous le tenez devant une lampe ;
- les boulons traversent les deux trous et se serrent sans déformer la bride ;
- une règle repose à plat sur chaque face d’assemblage.
Si quelque chose ne va pas, modifiez le jeu ou les réglages du slicer et réimprimez la bande, pas l’ensemble complet.
Quelles sont les limites d’un aperçu numérique de moule ?
Un aperçu numérique de moule vérifie la géométrie : si les pièces s’assemblent dans le fichier, où l’air pourrait rester piégé pendant le remplissage de l’empreinte, et à peu près quel volume elle contient. Il ne voit ni votre matériau, ni votre imprimante, ni votre établi : comment le silicone s’écoule et durcit, d’où viennent les bulles, avec quelle précision les pièces s’impriment, à quel point les parois fléchissent, ni si le tirage sortira. Servez-vous-en pour repérer les erreurs de conception avant d’imprimer, puis laissez une section de test et un premier tirage trancher.
| L’aperçu montre | Ce qu’il ne peut pas vous dire | À vérifier avec |
|---|---|---|
| Les poches d’air : les endroits où l’air n’a aucune sortie pendant le remplissage | Les bulles incorporées au mélange, l’air entraîné par la coulée, l’air qui s’échappe d’un modèle maître FDM poreux, les microbulles dans une texture fine | Dégazage ou couche de détail au pinceau ; un modèle maître scellé |
| Un niveau de remplissage et une estimation du volume | Ce qui reste dans le gobelet, l’entonnoir et les évents | Le volume multiplié par la densité de la fiche technique donne le poids à mélanger ; ajoutez environ 10 % |
| Des pièces qui s’ajustent parfaitement dans le fichier | Les tolérances réelles de votre imprimante, le bourrelet de première couche, le gauchissement, les bosses de couture du slicer, la surexposition de la résine | Une section de test imprimée |
| Rien sur la chimie | Si le silicone platine durcit au contact de votre modèle maître, le temps de travail, si un silicone fin se déchire au démoulage | Un peu de silicone sur le modèle maître ; la fiche technique |
| Rien sur les efforts | La pression du silicone qui bombe une paroi haute, un serrage qui ouvre un joint ailleurs | Des parois plus épaisses ou nervurées ; un montage à blanc avec la quincaillerie serrée |
| Rien sur la chaleur | De la cire chaude, ou une résine qui chauffe en durcissant, qui ramollit un moule en PLA (le PLA se déforme au-delà d’environ 60 °C) | PETG ou ASA près d’une source de chaleur ; la fiche technique de la résine |
| Des pièces qui s’écartent dans une vue éclatée | Si le modèle maître ou le tirage sort par l’ouverture sans déchirer le silicone | Le premier tirage |
Les pages de Printara disent la même chose : Mold Maker présente son surlignage des poches d’air et son aperçu de remplissage comme une vérification, pas une garantie, et la page Création de moules par IA conseille de faire un premier tirage et d’en vérifier le résultat avant d’imprimer ou de vendre un ensemble complet. La leçon Academy dont proviennent les captures d’écran de ce guide est une démonstration de conception, pas un essai de coulée.
Le faire dans Printara Mold Maker
Tout ce qui précède peut se dessiner à la main en CAO. Printara Mold Maker construit à la place les pièces imprimées à partir d’un STL maître, brides, clés et évents compris. Pour un moule en plusieurs parties :
- Types de moules qui s’ouvrent le long de joints : une coque adaptative (une plaque de base et 2 à 4 secteurs autour d’une peau de silicone), une boîte silicone en deux parties (un lit de joint, un cadre et un canal de coulée imprimés, pour deux coulées avec un agent démoulant entre elles), un moule imprimé en deux parties (rigide, sans silicone, uniquement pour les modèles maîtres presque sans contre-dépouilles, 2 degrés de dépouille par défaut) et un moule bloc à découper (un seul bloc de silicone avec des rainures de guidage moulées qui indiquent où l’ouvrir).
- Votre modèle maître : un maillage fermé est utilisé tel quel. Un maillage dont la surface présente des trous est reconstruit sur une grille fine pour pouvoir être moulé, et le rapport le signale ; l’original reste dans le téléchargement.
- Clés et évents : les clés de positionnement sont dimensionnées et placées automatiquement, ou vous les placez vous-même ; des évents peuvent être ajoutés en cliquant sur le modèle.
- Fermetures : boulons à travers des pattes, pinces à ressort sur une bride de joint, bride boulonnée, clips imprimés, ou crochets et élastiques, avec la liste de la quincaillerie à acheter.
- Compensation du retrait, avec des préréglages pour le silicone platine et le silicone à l’étain, la résine et la cire.
- Avant d’imprimer : modèle maître ou coque transparents, poches d’air surlignées, aperçu de remplissage avec un niveau et une estimation du volume, et vue éclatée.
- Le téléchargement est un ZIP : un STL par pièce dans l’orientation d’impression, les mêmes pièces en position assemblée pour vérifier l’ajustement, votre modèle maître, un README avec les réglages d’impression, des avertissements et les étapes de coulée numérotées, et un rapport avec les volumes, les poches d’air, les évents et la quincaillerie. Il ne contient ni 3MF ni projet de slicer.
Accès et coût. Mold Maker est ouvert à tous les comptes Printara ; le compte est gratuit et ne demande aucune carte bancaire. Un moule construit sur votre propre ordinateur ne coûte rien, pas plus que son enregistrement dans votre bibliothèque ou le téléchargement des pièces. Une construction sur les serveurs de Printara coûte 10 crédits pour un moule à presser, 20 pour un bac, un coffrage ouvert ou un moule bloc à découper, et 30 pour une coque adaptative, une boîte silicone en deux parties, un moule imprimé en deux parties ou un récipient avec noyau. Après une construction sur le serveur, reconstruire le même modèle avec le même type de moule dans les 24 heures est gratuit, jusqu’à 3 fois. Les nouveaux comptes démarrent avec 0 crédit ; les packs et les offres sont sur la page des tarifs.
Limites. Il n’accepte que des fichiers STL, il demande un compte avant l’ouverture de l’éditeur, et ses prévisualisations ont les limites décrites ci-dessus. D’autres outils dans le navigateur sont en avance sur certains points, comme une bibliothèque gratuite de moules tout faits ou des téléchargements sans compte : voir le comparatif des outils de moules dans le navigateur. La démarche complète se trouve dans la leçon Academy Créez une coque de moule imprimable pour le moulage en silicone.
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Ouvert à tous les comptes Printara. Chargez un STL, choisissez un type de moule, vérifiez les joints et les poches d’air, et construisez-le gratuitement sur votre propre ordinateur.
Ouvrir Mold Maker Comment fonctionne Mold MakerQuestions fréquentes
Les moules en silicone ont-ils besoin d’angles de dépouille ?
En général non : le silicone se déforme pour libérer le tirage et s’étire par-dessus les petites contre-dépouilles. La dépouille facilite tout de même le démoulage des cavités profondes et étroites. Les moules imprimés rigides, eux, en ont besoin : au moins 2 degrés sur chaque paroi qui glisse contre le moule, jusqu’à 5 quand la forme le permet, et le haut de cette fourchette pour les impressions FDM.
Quel jeu prévoir pour des pièces de moule imprimées en 3D ?
Partez de 0,2 mm par côté pour les clés, les goupilles et les bouchons imprimés sur une imprimante FDM avec une buse de 0,4 mm, puis ajustez entre environ 0,1 et 0,3 mm après une impression de test. Les faces étanches n’ont aucun jeu : elles doivent se rejoindre à plat. Faites chaque logement environ 0,5 mm plus profond que sa clé, pour que les faces se ferment en premier.
Combien de clés de positionnement pour un moule en deux parties ?
Au moins trois, aussi écartées que la bride le permet et placées de façon irrégulière, ou avec une clé plus grosse que les autres, pour que les moitiés ne se ferment que dans un seul sens. Les cônes et les demi-sphères se centrent d’eux-mêmes. Gardez-les à distance du bord de l’empreinte.
Où placer la ligne de joint sur une figurine ?
Sur le contour le plus large vu depuis la direction d’ouverture. Pour une figurine qui s’ouvre d’avant en arrière, elle passe par le sommet de la tête, descend le long des côtés et suit les épaules, si bien que le visage se trouve dans une seule moitié. Gardez-la sur les arêtes et les faces cachées, loin du visage et des inscriptions.
Un aperçu numérique de moule peut-il garantir un tirage sans bulles ?
Non. Un aperçu des poches d’air montre où l’air pourrait être piégé par la forme de l’empreinte. Les bulles dues au mélange, à la coulée ou à un modèle maître poreux lui sont invisibles. Le dégazage, la vitesse de coulée, les évents et un premier tirage de test décident du résultat.
Puis-je couler de la résine directement dans un moule en plusieurs parties imprimé en 3D ?
Seulement pour des formes simples, sans contre-dépouilles et avec au moins 2 degrés de dépouille. Chaque tirage reproduit la surface de l’empreinte, lignes de couche comprises : poncez et scellez une empreinte FDM ou imprimez le moule en résine, et utilisez un agent démoulant à chaque fois. Pensez à la chaleur : le PLA se déforme au-delà d’environ 60 °C, et la résine de coulée chauffe en durcissant, davantage dans les sections épaisses. Pour les figurines et les modèles maîtres texturés, imprimez plutôt une coque ou un coffrage et coulez un moule en silicone.
Sources vérifiées le 11 octobre 2026 : Formlabs, moulage par injection avec des moules imprimés en 3D (2 à 5 degrés de dépouille) ; Protolabs, recommandations de dépouille (plus de dépouille pour les textures et pour les faces qui glissent l’une contre l’autre) ; Prusa, compensation de la patte d’éléphant et PLA (se déforme au-delà de 60 °C) ; le Creative Computing Institute, jeux et tolérances ; le tableau des trous de passage métriques ; Smooth-On, préparer un moule en deux parties pour la coulée ; uCreate de l’université d’Édimbourg, fabriquer des moules en silicone. Les informations sur Mold Maker proviennent de la page Mold Maker, du guide Création de moules par IA et de la leçon Academy, à la même date. Suivez toujours les fiches techniques des matériaux que vous utilisez réellement.
À propos de Printara. Printara est une plateforme de création et de fabrication assistée par l'IA pour concevoir des modèles 3D, des dioramas, des motifs de découpe laser, des moules et des produits imprimables. Questions ou corrections : hello@printara.co.